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Comment bien déguster ?  

Les conseils de César Compadre (Sud Ouest), pour déguster avec plaisir et sérénité, des règles sont à respecter au niveau des couleurs des vins et de leur puissance. Sans oublier de manger.

 

Presque deux kilomètres de bout en bout et 11 pavillons qui proposent des vins, la fête bordelaise est du genre XXL. Pour y passer du bon temps, certains pièges sont à éviter. Au départ, l’amateur aura son pass, donnant droit à 12 dégustations. Il pourra bien sûr être utilisé à plusieurs. Chaque verre fourni a une limite marquée à 5cl : ce sera le maximum servi par les vignerons et les négociants qui seront derrière les comptoirs (1).

Avant de déguster le premier verre, mieux vaut avoir mangé ou grignoté, sinon l’alcool peut vite monter à la tête. Et la dégustation sera moins agréable.

bien déguster

Blancs sec et liquoreux

Tout au long du parcours, une quinzaine de « pavillons gourmands » proposeront tous types de nourriture. Les glaciers sont aussi attendus en force. Au milieu de la dégustation, un arrêt à l’ombre, sous les arbres, à hauteur de la place des Quinconces, peut être une idée. Concernant les couleurs et les types de vin, le crémant est une bonne façon de commencer car les bulles éveillent les papilles. Si la chaleur est là, leur fraîcheur sera bienvenue. De même pour les rosés, qui préfèrent souvent le début de la fête. Si vous appréciez les blancs secs, l’offre sera large : de l’Entre-deux-Mers au Bergeracois. Il y aura en effet un pavillon de Sud Ouest, pour aller au-delà des seules référenes girondines. Tursan, jurançon, irouleguy ou buzet seront représentés. Et même la Corrèze, un vignoble qui vient d’obtenir son AOC. Au rayon des moelleux et liquoreux (loupiac, monbazillac, cérons…), il est préférable de les goûter en fin de parcours, sauf si l’envie est vraiment trop forte (c’est parfois le cas pour les dames). En début de périple, ces produits peuvent un peu anesthésier les papilles (cela dépend de la teneur en sucre).

Les rouges, au cœur du jeu

Dans notre région, les rouges sont bien sûr au centre du jeu. Au sein de cette vaste famille, mieux vaut commencer par les plus souples pour finir par les plus corsés et charpentés. Une évolution permettant de se « forger » correctement le palais. Comme en sport, mieux vaut commencer par un 100 m et ne pas attaquer le marathon d’emblée. L’offre large des AOC bordeaux et bordeaux supérieur est un bon choix pour débuter, avec un arrêt sur le pavillon de marques connues que sont Mouton Cadet et Baron de Lestac. On peut ensuite passer aux côtes (blaye, bourg, castillon…), puis finalement vers le Saint-émilionnais (fronsac, puisseguin, montagne…) Finir par le Médoc, où le cépage cabernet sauvignon, la base des bouteilles locales, est généralement plus corsé. Au final, si les 12 dégustations sont effectuées par le même amateur, il pourra consommer jusqu’à 60cl de vin. Là aussi, comme pour manger, mieux vaut prendre son temps. La fête est ouverte jusqu’à 23h30. Rien ne presse. Et on peut utiliser le pass sur plusieurs jours. Le plus intéressant sera toujours de parler avec les producteurs.

(1)  Aucune bouteille de vin n’est vendue sur le lieu de la fête, il s’agit seulement de déguster. Ce n’est pas une foire.

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